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La légende de Sainte-Colombe

Dit qu’une jeune inconnue, s’arrêta près de la fontaine pour s’abreuver, des brigands s’en prirent à elle et l’égorgèrent, 2 colombes s’étant posées sur son corps, il fut décidé de l’appeler Colombe.

Le blason de Sainte Colombe

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Sainte-Colombe-en-Bruilhois blasonne ainsi : d’argent au lion d’azur, couronné d’or, armé et lampassé de gueule. A quelle famille seigneuriale peuvent être attribuées ces armoiries ?

A PROPOS DES ARMES DE SAINTE-COLOMBE
Il semble ne faire aucun doute qu’elles correspondent à la famille Du Bouzet dont dix gentilshommes portèrent le titre de seigneur de Sainte-Colombe du XVe à quelques années avant la révolution. Ils possédaient une habitation seigneuriale dans le « château » de Sainte-Colombe leur résidence principale restant le château de Mallèche (ou Manleiche), paroisse du Pergaing, diocèse de Lectoure. Ils portaient aussi le titre de marquis de Marin. En 1652, Charles du Bouzet, seigneur de Sainte-Colombe, maréchal des camps et armées du roi, meurt sans postérité après avoir institué pour son héritier son frère, le seigneur de Brax. Les Du Bouzet deviennent ainsi marquis de Marin avec sanction royale, seigneur de Sainte-Colombe, Brax, Le Mellan, Barbotan, Manleiche, Le Pergain et autres places. On les retrouve en 1737. Cela expliquerait la très grande similitude des armes des deux villages encore aujourd’hui, excepté les émaux. Au XVIIIe siècle, les derniers seigneurs de Sainte-Colombe étaient des Laclaverie. Ils auraient pu faire effacer les armes de leurs prédécesseurs. Ils ne le firent pas. Signe des temps qui arrivaient ?
Jean Dumas
Source gallica.bnf.fr./Bibliothèque nationale de France Revue de l’Agenais 1881. NOULENS Joseph, Maisons historiques de Gascogne, Paris 1865.

Origine du nom Sainte Colombe

Jeune fille espagnole, nommée Columba  quitta son pays, émigra vers la Gaule pour éviter d’être persécutée comme chrétienne, elle se réfugia à Sens ; au lieu- dit Fontaine d’Azon,  elle subit le martyre  pour affirmer sa foi et sa virginité le 31 décembre  de l’an 273. Les chrétiens construisirent une église sur son tombeau et un monastère s’y établit,  aujourd’hui un pèlerinage a lieu tous les ans au mois de juillet. La  sainte très honorée par St Eloi  au VIIe siècle, vit son culte redynamisé  au Xe siècle à la suite de la découverte de ses reliques vers 960. Colombe était vénérée au moyen âge dans toute la France. L’ordre des bénédictins  a été fondé en 529 par Benoit de Nursie. (Source évêché  de Sens en Auxerre) Reliques de Ste Colombe, bouts d’os  conservés dans un coffret,  porte  les inscriptions Sancté Colombae, furent sûrement  apportées par les bénédictins de l’ordre  de Cluny qui occupèrent les lieux et très implantés dans notre secteur, (Ste Colombe de Sens était sous leur protection), donc on peut penser que la  Sainte  n’est jamais venue à Ste Colombe.
source Evêché de Sens
Recherches effectuées par Denise Maraval, les Amis du Patrimoine de Ste Colombe

Origine du nom Bruilhois

Orthographe : Bruilhois, Brulhois, Brullois Pourrait provenir  du bas latin brogilus  ou du celtique  brogilo  qui a donné le nom français breuil (bois, jeune taillis, buisson), Et le mot occitan bruèlh/ bruolh (jeune taillis, bouquet d’arbres, bois). Cette étymologie est d’autant plus vraisemblable que le pays du Bruilhois fût effectivement très boisé. Le Bruilhois est le nom  donné depuis le XIe siècle à un territoire de Gascogne, dépendant  de l’évêché de Condom. Une autre origine viendrait du mot wisigothique qui signifierait bruyère et qui aurait donné Bruch. Ce terme attesté dans les textes médiévaux (IXe s.) a donné “brusc: bruyère à balai, ajonc” dès le XIIe siècle puis “broussaille”. Ce vicomté du Bruilhois, avait une quarantaine de kms de long, sur vingt-quatre de large, qui s’étendait de Donzac  à Montesquieu et Bruch, de Layrac au Pergain et à Beaulens, d’Agen au Saumont. Une délimitation du 7 juin 1365 la circonscrit entre les eaux de l’Auvignon (à l’ouest), de la Garonne (au nord), de l’Auroue (à l’est), du Gers (au sud). Elle se composait de 24 communes ou consulats, parmi lesquelles Montesquieu, Sérignac, Brax, Bruch, Montagnac/Auvignon, Moncaut, Ste Colombe. Chaque commune possédait une haute justice : 4 paroisses la détenaient St Loup à Montagnac, Plaisance à Sérignac, Taillac au Pergaing et Goulard à Ste Colombe. En 1673 : Monsieur de Montesquieu, président de la cour du parlement de Bordeaux est inscrit comme haut justicier dans la paroisse de Goulard.
Source archives départementales et revue de l’Agenais
Recherches effectuées par Denise Maraval, les Amis du Patrimoine de Ste Colombe

Histoire de Sainte-Colombe à travers ses noms de rues

Rue du Rivelin

Le rivelin est le nom utilisé pour désigner l’entrée d’un château. Mais c’est aussi et surtout le nom d’un système défensif développé plus tard par Vauban. Rivelin est une déformation de rebelin (rebel : qui ne peut être pris). Peut-être aussi pour rappeler une ancienne limite; rive signifiant bord, pente, côte, versant. C’est donc pour indiquer l’entrée de ce qui fut longtemps appelé le château…

Place du Maréchal Ferrand

C’était l’emplacement de l’ancien cimetière aujourd’hui déplacé à l’entrée du village. Autrefois, les cimetières jouxtaient l’église et était placé au sud, lieu représentant le paradis et donc le repos des morts. […] On trouvait sur cette place, qui servie longtemps aux marchés, une forge, d’où le nom qui lui est attribué…

Rue des remparts

[…] le quartier de l’église fut rapidement entouré de fortifications doublées d’un fossé et pris le nom de château. Les remparts servirent peut-être longtemps à la population, pour se mettre à l’abri des larrons et des bêtes sauvages, peu à peu le temps fit son œuvre.
Au XVIIIe siècle, les murailles ne comptaient guère plus mais les deux portes restaient debout. On peut encore voir quelques vestiges des fortifications au sud de l’église et une des deux portes d’accès ouverte à l’ouest.

Place des vignerons, rue du chai

Ces noms rappellent que la commune était autrefois couverte de vignes qui assurait le revenu de l’ensemble de la communauté. En effet, elle produisait un vin réputé qui pouvait tenir les voyages les plus longs même sur mer…

Place du Bruilhois

C’est la place centrale au cœur du village.

Que signifie Bruilhois ? Plusieurs hypothèses se sont opposées pendant des années ( se référer au paragraphe Origine du nom Bruilhois).

Le document intégral, Histoire de Sainte-Colombe-En-Bruilhois à travers ses noms de rues, dont est extrait le texte ci-dessus ainsi qu’une histoire complète de notre village (Les Amis des Côtes de Buzet, Bulletin semestriel n°23, printemps 1975), sont à votre disposition à la mairie…

Nos Coutumes

Les textes que vous pourrez découvrir sont écrits en vieux français : il n’y a donc aucune faute d’orthographe !

La jurade : Extrait des 51 coutumes qui régissaient notre village en l’an 1268
Pour être toujours présent à la mémoire d’Homme toutes les
conventions qui vont être écrites dans ce temps afin qu’elles ne s’oublient pas et qu’on puisse s’en servir, qu’il soit notoire à tous présens et à venir entre les consuls, les notables et du consentement des principaux habitans, n’avoir point de bons statuts ni coutumes pour le lieu de Ste Colombe.
Le seigneur par la grâce de Dieu Guilhaume, évêque d’Agen, et le seigneur Bertrand de Goulens, seigneur dudit lieu et du village de Sainte Colombe, faisant tant pour lui que pour ses héritiers et successeurs au lieu de Sainte Colombe, lesquelles coutumes ont été octroyées et données comme des gages de sureté a leurs successeurs pour tout le temps et pour toutes les choses civiles dans le présent cahier.
Au nom du Père, du Fils et de Saint Esprit.
1. En Brulhois en Agenais (note marginale).

COUTUMES D’AGENAIS.
Ainsi commencent les coutumes de Ste Colombe.

COUTUMES DE SAINTE COLOMBE
(Lot-et-Garonne, arr. Agen, canton Laplume) source Archives Départementales
Recherches effectuées par Denise Maraval, les Amis du Patrimoine de Ste Colombe

1. Etablissement d’un juge.
2. Nouveaux habitants.
3. Jugement du voleur.
4. Changement de résidence.
5. Libre disposition des immeubles.
6 .Succession vacante.
7. Poursuite des délits par le seigneur.
8. Poursuite et punition de l’homicide.
9. Vol nocturne.
10 Effraction nocturne.
11. Incendie nocturne.
12. Poursuite du coupable d’effraction nocturne.
13. Liberté du testament et de l’élection de sépulture.
14. Violence commise par un étranger.
15. Demande d’un avocat ou d’un procureur à la cour.
16. Obligation de payer les droits dus pour les fiefs.
17. Liberté de vente et d’échange des immeubles.
18. Poursuite -du débiteur.
19. Adultère.
20. Viol.
21. Rixes et querelles, avec ou sans blessures.
22. Intervention des prud’hommes avant toute procédure.
23. Saisie des meubles de l’accusé absent.
24. Biens de la femme mariée. 
27. Serment du tenant-fief faisant preuve de paiement.
28. Retrait seigneurial.
29. Retrait lignager.
30. Interdiction d’aliéner le fief à chevalier ou à Eglise.
31. Punition du faux-témoignage.
32. Dommages causés par animaux.
33. Lods et ventes.
34. Labour d’un chemin.
35. Fausses mesures.
36. Recel de malfaiteur.
37. Transaction en cas de querelle.
38. Procédure contre les suspects.
39. Incendie volontaire.
40. Vente du blé du seigneur.
41. Biens vacants.
42. Délais de payement accordés au seigneur et aux chevaliers.
43. Banvin.
44. pouvoirs des consuls en matière d’établissements.
45. Appel.
46. Renouvellement des coutumes.
47. Serment du nouveau seigneur.
48. Bail de nouveaux fiefs.
49. Vente des vignes du seigneur de fief.
50 Ventes faites au marché
51 Serment des juges